Force est de constater que la phrase « je travaille dans un bureau d’études en environnement » génère souvent un regard perdu et une moue interrogatrice dans notre entourage. Cet article présente plus en détails les missions d’un bureau d’études en environnement, ses domaines de compétence, le type de profils qui y travaille ou encore les situations dans lesquelles il devient utile, voire indispensable.
Le cœur de missions d’un bureau d’étude en environnement
Avant tout, un bureau d’étude en environnement, c’est une équipe capable d’évaluer l’impact d’une activité existante ou d’un projet futur sur l’environnement. L’évaluation de cet impact peut porter :
- Soit sur l’environnement au sens large, c’est-à-dire sur l’ensemble des effets d’un projet sur les différents domaines environnementaux ;
- Soit sur l’une de ses composantes seulement, comme la biodiversité, la gestion des eaux pluviales ou la mobilité.
Dans le premier cas, l’approche est globale et l’analyse brosse chacune des thématiques qui concernent l’environnement. Très concrètement, il faut répondre à la question suivante : quel est l’impact de mon activité ou de mon projet sur l’air, le sol, l’eau, la biodiversité mais aussi l’urbanisme, la mobilité, le domaine socio-économique ou encore les déchets, le bruit ou l’énergie. La démarche est typique d’une étude d’incidences. Pour ce faire, le bureau d’études doit avoir une bonne connaissance de base dans tous ces domaines. Il doit être capable de jongler avec les aspects techniques et réglementaires.
Dans le second cas, l’analyse cible l’un des domaines de l’environnement et requièrent des compétences spécialisées : inventaire de la biodiversité, évaluation du risque d’inondation, analyse de l’adaptation au changement climatique…. En outre, il est parfois nécessaire d’être outillé pour réaliser certains actes techniques : forages dans le sol, mesures acoustiques, comptages mobilité… Ici, le bureau d’étude devient un expert dans sa thématique. Ce type de compétence est utile pour détailler davantage certains enjeux d’une évaluation d’incidences ou réaliser certaines études dans le cadre d’une certification BREEAM qui s’appuie sur des études thématiques qu’il faut produire et documenter par exemple. Il en va de même de la taxonomie européenne qui définit les conditions auxquelles une activité économique peut être considérée comme durable sur le plan environnemental : investisseurs et financiers demandent de plus en plus souvent la preuve de cet alignement.
En résumé, comme pour les médecins, il existe des bureaux d’études généralistes et d’autres, spécialistes.
Comme pas mal de bureaux d’études en environnement, Advista est généraliste mais aussi spécialiste dans des branches comme la biodiversité, la gestion des eaux pluviales, le réemploi des matériaux, l’adaptation au changement climatique…
Les 12 domaines couverts par une évaluation environnementale
Une évaluation environnementale complète passe en revue 12 grands domaines, qui correspondent aux différentes façons dont un projet peut modifier son milieu et le cadre de vie des riverains. Tous ne pèsent pas le même poids dans chaque dossier, mais chacun doit être examiné :
- Urbanisme : intégration du projet dans son contexte bâti, paysager et planologique, conformité urbanistique, protection du patrimoine ;
- Mobilité : trafic généré par rapport à la circulation du quartier, besoin en stationnement, mesures pour encourager l’utilisation du vélo, zones de livraison ;
- Eau : protection et valorisation des eaux de surface, infiltration des eaux pluviales, rejet des eaux usées, risque d’inondation ;
- Sol : qualité du sol, risque de pollution éventuelle, terrassements et impact sur la nappe phréatique ;
- Biodiversité : faune, flore, diversité des écosystèmes et des habitats, sites protégés (ex : Natura 2000), maillage vert et continuité écologique ;
- Microclimat : perte d’ensoleillement, lutte contre l’effet d’îlot de chaleur urbain, accélération du vent ;
- Air : émissions de gaz polluants, utilisation de gaz à effet de serre, nuisances olfactives ;
- Énergie : Isolation thermique, consommations des équipements et production d’énergie renouvelable ;
- Bruit : environnement sonore et vibrations, équipements bruyants, isolation acoustique ;
- Déchets : production, tri, stockage et filières de traitement ;
- Socio-économique : emplois, mixité de fonctions, équipements sociaux ;
- Être humain : accessibilité PMR, sécurité du public, qualité de vie du voisinage.
Prenons, totalement au hasard, une brasserie trappiste qui souhaite doubler sa capacité de production en province du Luxembourg. Les enjeux se concentreront vraisemblablement sur l’eau (captage, consommation et rejet), la mobilité des camions de livraison et le bruit associé, la gestion des sous-produits (ex : drêche utilisée en économie circulaire) et des déchets ou encore la protection des chauves-souris, tandis que le microclimat restera secondaire. Le travail du bureau d’études en environnement consiste précisément à hiérarchiser ces thématiques, pour consacrer l’effort d’analyse là où le projet a réellement un impact.
Une équipe pluridisciplinaire
Un bureau d’études en environnement réunit des profils scientifiques, techniques et juridiques complémentaires, parce qu’aucune formation ne couvre à elle seule l’ensemble des questions soulevées par un projet. Chez Advista, l’équipe est composée de bioingénieurs, de géographes, de juristes et de géologues, dont le cursus est souvent complété par un master en gestion de l’environnement.
Ce qui distingue ces profils, c’est la transversalité : chacun dispose de bases solides dans chaque domaine environnemental. Un bioingénieur doit pouvoir vérifier une conformité urbanistique, un géographe comprendre une étude acoustique, un juriste saisir ce qu’implique la présence d’une espèce protégée.
C’est cette vue d’ensemble qui permet de repérer les interactions entre thématiques, par exemple entre l’imperméabilisation d’une parcelle, la gestion des eaux pluviales et la biodiversité du site.
Un travail en collaboration, un rôle d’orientation et de facilitation
Le bureau d’étude travaille en étroite collaboration avec l’équipe de conception ou l’exploitant : il coordonne la collecte d’une série de données (superficies, caractéristiques techniques, plans, notes techniques, attestations…), en vérifie la cohérence et les intègre dans un seul rapport récapitulatif et transversal.
Chez Advista, la personne de contact unique, parfois en binôme, accompagne la mission depuis son démarrage jusqu’à la transmission des délivrables attendus. La plupart du temps, une seule personne (ou un binôme) prend en charge l’évaluation des incidences environnementales, ce qui offre un regard transversal sur l’activité ou le projet.
La connaissance du dossier est concentrée chez une même personne, pour une meilleure compréhension des enjeux.
Lorsqu’il est associé au projet suffisamment tôt, le bureau d’études peut suggérer des ajustements qui facilitent l’obtention du permis (déplacer un équipement pour réduire les nuisances sonores, prévoir une noue plantée pour infiltrer l’eau de pluie et favoriser la biodiversité tout en luttant contre l’effet d’ilot de chaleur..).
Le bureau d’étude endosse aussi un rôle d’orientation.
Grâce à sa maîtrise des procédures et des délais encadrant une demande de permis, il identifie les enjeux d’un projet ou d’une activité dans un contexte donné et propose des solutions pour optimiser l’approbation du dossier par l’autorité compétente. Savoir quelle autorité est compétente, quels avis seront sollicités, quels documents constituent un dossier complet ou à quel moment il est possible d’ajuster sa demande permet d’éviter les allers-retours avec l’administration, qui allongent les délais sans améliorer le projet.
L’intervention d’un bureau d’études facilite l’obtention du permis.
Quand faire appel à un bureau d’études en environnement ?
La plupart du temps, une entreprise fait appel à un bureau d’études en environnement lorsqu’un projet doit obtenir une autorisation ou démontrer une performance environnementale. Le cas le plus fréquent reste la demande de permis : permis d’environnement pour exploiter une activité, permis d’urbanisme pour construire ou transformer, et permis unique lorsque le projet wallon requiert les 2 à la fois.
Cette étape-clé est imposée par la réglementation lorsque l’ampleur du projet présente un risque pour l’environnement. Elle permet à l’administration de valider la concrétisation d’un projet ou la poursuite d’une activité.
Concrètement, une menuiserie de la Province du Luxembourg qui souhaite agrandir son atelier, un immeuble de bureaux à transformer en logements à Bruxelles ou une carrière dans le Hainaut, tous ces projets soulèvent les mêmes questions : quels sont leurs effets sur l’environnement ? Que faut-il mettre en place pour limiter ces impacts et obtenir mon permis ? Qui peut m’accompagner ?
Vous êtes au bon endroit ! Le bureau d’études en environnement est l’interlocuteur-clé pour vous aider à naviguer dans ces démarches, une vraie boussole.
Dans certains cas, faire appel à un bureau d’études n’est pas un choix mais une obligation. En Wallonie comme à Bruxelles, l’étude d’incidences doit être réalisée par un bureau d’études qui a obtenu un agrément délivré par l’administration.
Advista est agréé tant en Wallonie qu’en Région bruxelloise, ce qui lui permet de mener une évaluation des incidences environnementales dans les 2 Régions.
Le bureau d’études intervient aussi en dehors de toute procédure de permis : certification BREEAM, taxonomie européenne ou simplement, ambition environnementale d’une entreprise.
Une question sur votre situation ? Notre bureau peut vous orienter sur le type de dossier et d’évaluation que requiert votre projet. Parlons-en.
En résumé
Un bureau d’études en environnement évalue l’impact d’un projet sur son milieu, constitue les dossiers de demande de permis et rédige les notices, rapports ou études d’incidences qu’exigent les autorités. Sa force repose sur une équipe pluridisciplinaire, capable de couvrir les 12 domaines de l’environnement, ainsi que sur une connaissance fine des procédures.
Son intervention est obligatoire dans certaines demandes de permis, qui requièrent un agrément, et précieuse dans bien d’autres cas, de la certification BREEAM à un alignement à la taxonomie européenne. Plus il est associé tôt à la réflexion, plus ses recommandations peuvent améliorer le projet plutôt que le corriger, ce qui facilite l’obtention du permis et réduit l’impact environnemental.
Vous avez un projet ? Parlons-en : notre équipe est là pour vous orienter.





